
Elles sont souvent invisibles, mais leur travail est essentiel. Dans les mines artisanales du Lualaba, des milliers de femmes travaillent dans l’ombre, effectuant des tâches manuelles exténuantes pour extraire le cobalt et le cuivre qui alimentent les technologies mondiales. madini.cd a mené une enquête sur le terrain pour lever le voile sur leurs conditions de vie, leurs luttes et les abus spécifiques dont elles sont victimes. L’image que nous avons générée ici montre une femme congolaise, le visage marqué par la poussière de cobalt, en train de trier et laver le minerai brut dans un bassin rudimentaire, une tâche effectuée manuellement pendant des heures.
Un travail harassant et sous-payé
Les femmes effectuent souvent les tâches les plus lourdes et les moins bien payées. Elles sont responsables du transport, du tri, du concassage et du lavage du minerai. « Nous sommes payées à la pièce, pas à l’heure », explique Maman Chantal, une travailleuse rencontrée près d’un site minier. « Si je ne vends rien, je ne gagne rien. Et souvent, les négociants locaux sous-évaluent notre travail. »
Les conditions sanitaires sont déplorables, avec un accès limité à l’eau potable et à des installations d’hygiène de base. Les femmes sont également exposées à des risques d’exploitation et de harcèlement, notamment par les intermédiaires locaux.
La lutte pour la reconnaissance et l’autonomisation
Face à ces abus, des organisations locales et des coopératives de femmes voient le jour pour défendre leurs droits et améliorer leurs conditions de travail. « Nous voulons être reconnues comme des travailleuses à part entière, pas comme des auxiliaires », affirme Pascaline, présidente d’une coopérative de femmes. « Nous avons besoin de formations, d’équipements de protection et d’un accès direct aux marchés. »
« C’est une spoliation invisible. On sacrifie le travail de milliers de femmes sur l’autel du profit des multinationales. » — Un activiste indépendant interrogé par madini.cd.
Un appel à l’action
Face à l’ampleur du désastre, madini.cd s’engage à poursuivre ses investigations et à exposer les données chiffrées de cette exploitation. Nous demandons une transparence totale sur les chaînes d’approvisionnement et des réparations réelles pour les communautés affectées.




