
Les collines verdoyantes de Kabare, réputées pour leurs terres fertiles et leurs ressources minières, deviennent le théâtre d’une lutte inégale. Avec l’arrivée de nouvelles compagnies ou l’extension de concessions existantes, des villages entiers se retrouvent menacés d’expulsion, leurs champs et leurs maisons étant sacrifiés sur l’autel de l’exploitation minière.
Notre enquête révèle des schémas récurrents d’abus :
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Compensations insuffisantes ou inexistantes : Les procédures d’expropriation sont souvent opaques. Les dédommagements proposés sont dérisoires et ne permettent pas aux familles de reconstruire leur vie ailleurs. Dans de nombreux cas, aucune compensation n’est versée.
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Menaces et intimidations : Face à la résistance des communautés, des tactiques d’intimidation sont parfois utilisées, impliquant des forces de sécurité privées ou même des éléments étatiques, pour forcer les habitants à quitter leurs terres.
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Perte de moyens de subsistance : En plus de leurs habitations, les agriculteurs et éleveurs perdent leurs terres arables et leurs pâturages, les plongeant dans une précarité économique encore plus grande. L’accès aux sources d’eau traditionnelles est également souvent coupé ou pollué.
« Nous avons vu nos champs de manioc et de haricots détruits pour laisser place à des puits miniers. Où irons-nous ? Comment nourrirons-nous nos familles ? », se lamente un chef de famille du groupement de Miti, son regard perdu vers les terres de ses ancêtres.
Ces situations créent non seulement des drames humains, mais sapent également la confiance des populations envers les autorités et le secteur minier, alimentant un sentiment d’injustice profond.




