Derrière les chiffres triomphants de la production mondiale de cobalt, il existe un scandale sanitaire majeur à la mine de Tenke Fungurume dans la province du Lualaba.
Exploitée par CMOC Group Ltd, des travailleurs sont exposés, des familles vivent sous des nuages de dioxyde de souffre, des enfants saignent du nez, toussent du sang et peinent à respirer.
L’alerte est de Moise Katumbi président du parti politique Ensemble pour la République et ex gouverneur de la province du Katanga.
Dans un document publié sur son compte X, Moise Katumbi fonde son alerte sur les révélations accablantes de l’Environnemental Investigation Agency.
Il y aurait même autour de cette mine un accroissement des cas des morts nés et même des enfants qui naissent avec des malformations.
Cette catastrophe écologique ne peut pas manquer des conséquences fort dommageables sur la flore et la faune perturbant ainsi tout l’écosystème fait savoir Moise Katumbi.
La mine produit davantage, les profits augmentent mais les populations respirent désormais un air sulfureux.
‘’ Quand une entreprise augmente ses capacités sans garantir la sécurité des travailleurs ni la santé des riverains, ce n’est plus de l’investissement : c’est de l’intoxication par prédation industrielle. Ne devrait ont pas, dans ces circonstances macabres, parler également de cobalt de sang ? s’interroge Moise Katumbi.
Il rappelle que le cobalt extrait du sol congolais alimente la transition énergétique mondiale.
Il se retrouve dans les batteries des voitures électriques, des téléphones et des systèmes de stockage d’énergie qui contribuent à la lutte contre le changement climatique.
Mais une transition énergétique qui repose sur l’empoissonnement des populations africaines n’est pas une transition écologique .C’est une injustice et hypocrisie mondiale, insiste Katumbi.
Face à cette situation, l’ancien gouverneur du Katanga plaide pour l’ouverture d’une enquête indépendante associant des experts médicaux et environnementaux, des poursuites judiciaires et la suspension de toute activité tant que la sécurité sanitaire n’est pas garantie.
Il sied de rappeler que la RDC via la province du Lualaba représente plus de 70 % de la production mondiale de cobalt.




